Marathon de La Rochelle 2012 (2nd marathon après celui de Paris en avril, 3h34’05 »). Temps officiel 3h21’37 », càd un temps que je n’aurais même pas espéré au départ (je visais 3h24, mais surtout < 3h30). En fait, course vraiment fantastique, avec non seulement un beau negative split, mais carrément une accélération continue et un finish à fond. Temps 1er semi 1h43’44 », temps 2nd semi : 1h37’53 » ! Vraiment deux courses. Sur le 1er semi, forme tranquille, pas géniale, mollets un peu durs. J’essaie de tenir 4’50″/km, mais je perds peu à peu du temps, par manque de rigueur et crainte de la suite. Au 21ème km, j’ai presque 1 mn de retard. Psychologiquement, ça me met en colère… et j’accélère. Je me donne quelques km pour reprendre cette minutes avec – 10s/km. Je commence donc à tourner autour de 4’40″/km. Et je me sens bien. Et je continue. J’ai l’impression d’être dans ma vraie allure. Autour de moi, ça grimace, ça ralentit. Et je continue d’accélérer, car je sais que je vais tenir, même si je dois ralentir à la fin. Les derniers km sont longs, mais je suis dans les 4’30 », sans faiblir. Je n’écoute plus mes jambes, je sais qu’elles sont fatiguées, je me concentre juste sur ma foulée, que je veux garder légère, souple, rapide. Les 2 derniers km sont longs, je suis à fond : le 40ème à 4’24 et le 41ème à 4’11″/km ! Je double tout le monde à fond jusqu’à la ligne… ouf, c’est fini. Grand, grand plaisir, quasi euphorie sur les 10 derniers km. Un grand moment, ma plus belle course.