Caen

  • Marathon de Caen 2016

    Marathon de Caen (Les Courants de la Liberté), 12 juin 2016 [3h11’15”] > compte rendu

    Classement 97/±1500 (6%) (32ème M1)

    Mon camarade “viking” (James Webster) avec qui j’ai couru presque tout le 1er semi et les 2-3 derniers km… et sans qui j’aurais fini encore plus mal… (2h57 à Londres 2 mois auparavant tout de même)

  • XXIII. S10.3 – Marathon de Caen 2016

    Marathon de Caen 2016. Chrono 3h11’15”. 2 mois après le marathon de Paris, à nouveau un beau calvaire, sans doute pire d’ailleurs… Officiellement pas d’ambition, mais secrètement celle de repasser sous les 3h05… Départ sous la pluie de Courseulles-s/Mer, je pars tranquille à ± 4’21”/km et après quelques km je reste avec 2 coureurs dans mon allure, dont un Anglais avec une tête de viking… Parcours plat le long de la mer pendant plus d’une heure, très agréable, je suis bien (± 4’19”/km) même si ça va un peu vite. Km 17, le parcours tourne, vent de face assez fort, ça se complique. Puis chemin de halage, je perds mes compagnons de route (l’un derrière, l’Anglais devant), coup de mou, puis les forces reviennent. Km 23, ça tourne à droite et puis ça monte… Encore bien, et même très bien (les forces reviennent), bonne allure, je double du monde, je sens que je vais emballer ce second semi malgré le relief. Mais vers le km 27, la succession des côtes a raison de mon enthousiasme, mes jambes ne répondent plus aussi bien. Suivent 10 km affreux, je m’arrête une 1ère fois pour marcher 30”, puis je m’arrête encore au ravito du km 35 pour boire et… manger ! Je n’ai plus de force. Plus loin, à nouveau je m’arrête, je ne sais pas si je pourrai finir, je ne sens plus mes jambes, je ne peux plus courir…  Je tourne alors à ± 5’00”/km (même 6’03” au km 35 car marche, sinon plutôt 4’40”/km). Malgré tout je m’accroche, j’attends la descente… qui ne vient qu’au km 37-38. Je retrouve mon Anglais, aussi mal que moi. Un dernier faux plat en centre-ville vers le km 40 qui nous cloue sur place, et puis les 2 derniers km ensemble pour essayer de finir dignement… Mais que c’est dur… Oui, ç’a été le marathon le plus dur que j’ai fait jusqu’ici. J’ai pêché par orgueil sur le 1er semi car le 2ème est vraiment terrible et j’avais donné trop de forces auparavant pour ne pas craquer littéralement (je n’avais surtout pas l’entraînement préalable qui m’aurait permis d’y faire face en meilleure forme). Vraiment pas le parcours pour faire un chrono compte tenu de ma forme et de mon entraînement très moyens. Pas grave, rendez-vous peut-être à Dublin à l’automne… en espérant que ce soit plat !
    > Garmin

    Matthieu Chatelier:Daniela De FeliceFabrice : Alors ce marathon ? T’avais l’air bien au 38ème 😎

    Moi : Oh la la que non… J’étais mal, très mal (ce sourire est proprement énigmatique…). Mal entraîné, j’avais pourtant l’idée secrète d’un petit 4’19” ou 20”/km pour être sous les 3h05. Tout le début le long de la mer avec un léger vent de 3/4 face se passe parfaitement. Je trouve 2 compagnons de route à la même allure que moi, je suis à 4’20”/km et je me sens bien. Au 17ème, on commence à prendre un bon vent de face (le parcours tourne vers le sud) qui nous ralentit un peu mais ça va. Chemin de halage le long de l’Orne triste et venteux pendant qq km, là ça devient dur mais la moyenne est conservée. Je perds un des 2, je continue avec un Anglais (qui a une tête de viking et une très belle foulée) qui me distancie un peu. Puis il s’arrête pour une « emergency »… Je continue seul. Peu à peu, seul, je me retrouve une bonne allure. Et puis… ça tourne à droite, direction les collines… Et là ça grimpe… Je double pas mal de coureurs en difficulté mais moi toujours bien, bonne vitesse même dans les côtes (je remonte quand même à 4’25 ou 30”/km). Au 27ème, je me souviens que j’ai une bonne patate et que quand ça va arrêter de monter je vais remettre les gaz !… (que je me dis alors). Sauf que les côtes n’en finissent pas, s’accumulent, et chaque fois je les grimpe un peu moins vite. Même les courtes descentes ne me suffisent pas pour que je me refasse une santé, les jambes durcissent. Vers le 30ème, je ne suis plus bien du tout. De longs faux plats en plein vent (de face, évidemment). Impression de ne plus avancer. Vers le 34ème, je lâche prise et je m’arrête pour marcher un peu… oh 30” à peine, mais histoire d’arrêter la douleur dans les jambes. 1 km plus loin, ravito des 35 km : au lieu de passer en courant comme d’habitude pour juste de l’eau, je m’arrête, orange, banane, raisins secs… et je bois en marchant (je dois reperdre 30” ou 1’). Et encore du long plat venteux, de longues lignes droites dans la campagnes où je me traîne avec des jambes dures et archi-douloureuses, je me dis même que je pourrais m’arrêter là, abandonner. Tout simplement. Je me suis encore arrêté plus loin. Et qui je vois passer ? Mon Anglais… Pas la grande forme mais il avance bien quand même. Je redémarre pour essayer de le suivre, mais je n’y arrive pas. Je le vois s’éloigner (finalement assez vite). Il faut attendre le 37ème pour que je sente un peu que ça descend. Les jambes font toujours aussi mal, mais j’avance un peu mieux. Et mon Anglais qui se rapproche… Au 38ème, c’est la photo… Je ne sens plus mes jambes depuis si longtemps maintenant… Je finis par rejoindre mon Anglais au 40ème dans la descente en centre-ville. On court ensemble. Un dernier faux-plat juste avant le 40ème qui nous cloue littéralement sur place (avec un ou deux autres coureurs). Comme si on n’avait plus du tout d’essence. Et c’est 200 m d’un minable faux plat qui n’en finit plus… Et puis les 2 derniers km avec mon Anglais, on essaie de faire bonne figure (je vois mes temps, on est à 4’40”/km !…) et on court épaule contre épaule, on sait qu’on doit rester ensemble pour finir… Voilà le résumé. J’ai donc connu pire qu’à Paris il y a 2 mois, pour un chrono quasi similaire (il y a une grosse minute d’écart entre les 2). Décidément… En fait, l’explication, c’est évidemment ce sale vent de face à partir du 17ème km, puis cette succession de côtes pendant 15 km (23-38 km, je viens de vérifier, c’est 15, pas 10 km) qui m’a achevé. Et comme je suis parti assez vite sur tout le 1er semi, j’ai évidemment craqué sur le 2ème. Je n’avais absolument pas le niveau sur ce type de parcours pour tenir 4’20”/km ou moins. Sans doute que si je m’étais contenté d’un 4’25”/km dès le début, je serais passé plus facilement et j’aurais finalement terminé avec un meilleur chrono… Mais avec des si… Mais surtout, surtout, j’étais très mal entraîné. Ça fait au moins 3 mois que je tourne à 3 entraînements par semaine et je n’ai jamais dû dépasser les 50 km par semaine… Faut pas s’étonner. Je vais essayer de faire Dublin en octobre. Et cette fois, je vais essayer de trouver le temps pour repasser à 4 entraînements, voire même 5, ce qui serait idéal, et m’envoyer du kilométrage pour ne pas me retrouver en galère après le 30ème comme à Paris et Caen. Allez, à + après ce long débrief !!! 🙂