Récit publié sur la page Dream Team @ runners.fr
Bonsoir la DT,
Je reviens tout juste d’une petite sortie « expérimentale » dont je pense que vous pourriez tirer profit, comme je le fais moi-même. Habitant le XIème arr. j’ai en effet parcouru les 10 km L’Equipe, et dans sa totalité (oui, c’est stupide, mais comme certains donnent leur corps à la science, j’ai décidé de donner le mien à la DT3 – oui, mesdemoiselles, vous avez bien lu). Mon bilan est le suivant : on va bien en ch…
En effet, si le parcours des 10 km de Vincennes est plus que plat, celui-ci est… tout en rondeurs diverses et variées, bosses, creux et faux plats à gogo. Personnellement, ceux qui arriveront à battre leur record perso là-dessus, eh bien… c’est qu’ils auront été bien costauds (et il y en aura !)
Pour ceux que ça intéresse, voici le déroulé des opérations :
Tout d’abord, petite précision, j’ai fait ce parcours sans vouloir me mettre dans le rouge et en 5 x 2000 m (eh oui, n’exagérons rien non plus). Résultat, ça ne s’est pas trop mal passé, mais heureusement que j’ai eu mes 4 pauses de 2 mn, sinon… Et dans 10 jours, je ne les aurais pas ! En tout cas, je n’ai pas refait mes chronos de mercredi sur le quai… il faut pas rêver non plus : 3 x 2000 m sur du plat, ça n’a rien à voir avec 5 x 2000 sur du… bah je vous raconte.
km 0 : on part sur le bd Sébastopol, apparemment à la hauteur de la rue Rambuteau, c’est donc ce que j’ai fait. Evidemment, à 19h, mon parcours s’est révélé un véritable slalom entre les piétons et toute en fine stratégie et anticipation pour essayer de ne jamais m’arrêter aux feux… Bref, un peu casse-…
0 – 2 km : rue de Rivoli, jusqu’à Bastille, c’est plat (avec peut-être un lééééger dénivelé + de 10 cm en arrivant à Bastille). Donc, forcément, on est frais, tout va bien, et on fait les cons en allant trop vite – voire beaucoup trop vite. Avec mon slalom, ça ne risquait pas de m’arriver ce soir.
2 – 3,5 km : rue de Lyon (le long de l’opéra Bastille) puis avenue Daumesnil. Léger faux plat descendant au début (toujours bon à prendre) puis très long plat sur Daumesnil : profitez-en, vous êtes encore frais, les jambes moulinent merveilleusement, c’est le meilleur moment du parcours. Surtout, profitez-en bien ! parce que ça ne va pas durer.
3,5 – 4,5 km : au croisement av. Daumesnil / rue de Charenton, c’est parti, on change de braquet : ça grimpe ! Et quand je dis, ça grimpe, c’est que ça… grimpe ! OK, on n’est pas en montagne, mais quand même… Et donc ? Et donc, rien ne va plus : au bout de 100 m, toutes les belles sensations s’en volent ! les jambes s’alourdissent, le souffle se fait… sonore ! Eh oui, on a mangé notre pain blanc, on entre dans le dur… déjà ! Et ça se termine place Felix Eboué, au km 5. Personnellement, c’est là que j’ai fait ma 2ème récup de 2 mn et ça tombait très bien ! (tiens, je viens de m’apercevoir que je me suis planté tout à l’heure, j’ai fait une portion de 2,5 km au lieu de 2 km… comme si j’avais besoin de ça)
4,5 – 5 km : ça descend ! C’est la fameuse descente (vers la porte Dorée) que tous les semi-marathoniens et marathoniens de Paris connaissent bien puisque ces deux parcours y passent systématiquement. Une vraie descente, aussi vraie que l’est la montée précédemment. Vu l’état de vos jambes à ce moment-là, ça m’étonnerait que vous repreniez un gros paquet de temps – à mon avis, profitez-en plutôt pour reprendre un peu de souffle et de moral, ce sera déjà pas mal.
5 – 6,5 : un sale faux plat montant qui vous ramènent sur le cours de Vincennes. Ça a l’air plat au début et, insensiblement, ça s’incline et on le sent dans les jambes… Après la descente, le moral en prend à nouveau un coup. Ne craquez pas ! il en reste encore derrière !…
6,5 – 7,5 : cours de Vincennes et place de la Nation : c’est plat, mais comme souvent il y a du vent ! On sent la fin approcher, mais on est déjà dans un mauvais état, c’est le moment-charnière de la course. Est-ce qu’il reste des forces pour finir sans faiblesse, ou bien sommes-nous déjà tellement dans le dur que l’on va lâcher les secondes, voire les minutes dans les derniers km ?… A mon avis, tout dépendra de ce qu’on a fait sur les 5 1er km… si on fait le margoulin ou pas…
7,5 – 9 km : longue suite de plats et de faux plats montants sur l’av. Philippe Auguste / bd de Ménilmontant jusqu’au métro Père Lachaise. A nouveau, un bien mauvais moment à passer (le dernier !). On est dans le rouge depuis pas mal de km et à nouveau il faut faire face à quelques faux plats bien traitres où soit on lâche des secondes, soit on lâche beaucoup de forces – au choix ! Et le souffle, mon dieu ! le souffle…
9 – 10 km : la grande originalité du parcours : une sacrée descente pour finir ! tout le long de l’av. de la République. Et une vraie descente, qui s’adoucit sur la fin, après le croisement avec l’av. Richard Lenoir. Personnellement, je n’ai failli pas la faire ce soir (j’avais ma dose avec mes 4 x 2000 m), et puis finalement j’ai voulu voir ce que ça donnerait si je me laissais aller, sans forcer… Eh bien, grâce à cette descente, on retrouve sa meilleure allure (celle du début, quand on se croit encore invincible), et le souffle se fait plus discret, les jambes font moins mal… Enfin, façon de voir les choses.
Bilan : 10 km, c’est long, long, très long. Et ce n’est pas 4 x 1500 ou 3 x 2000 avec arrêts au stand… C’est en un coup, en une seule bouchée ! Et c’est dur… Donc je n’ai qu’un conseil à vous donner, et que je me répète à moi-même : ne faites pas les couillons, attendez d’avoir passé la place Felix Eboué (km 5) pour faire le zozo, car c’est seulement à ce moment-là que vous saurez ce que vous valez, d’autant que la 2ème partie est globalement plus difficile que la 1ère. Enfin, moi je dis ça… je dis rien ! En tout cas, je me le conseille à moi tout seul ! Moralité : soyez prudents, soyez prudents, et sur la fin on va tous les moucher les petits rigolos ! Pffff…
Allez, bonne fin de prépa à tous, un très bon week-end ! et à mercredi !