10 km L’Équipe. Chrono Garmin : 39’59.7” !!! Un gros final pour essayer – enfin – de passer sous cette barre des 40’ qui me nargue depuis 1 an. Dans le sas de départ avec 4-5 Free Runners, puis l’un d’eux (Mickaël) et moi décidons de faire les 1ers km ensemble : bonne idée pour caler notre allure dans la « bousculade » du début. ALm 3’58”, 3’51”, 3’55”, 4’00”/km s/km 1-4, donc allures un peu rapides mais bonnes jambes. Puis montée -> place F. Eboué, je laisse filer quelques secondes, sans regrets (ALm 4’05”/km). Ravito, redescente vers porte Dorée, puis début des difficultés avec succession de plats/faux plats montants jusqu’au km 9 : ALm 4’07”, 4’11”, 4’06”, 4’05”/km s/km 6-9. Je gère comme je peux les jambes, le souffle… avec des coups de mieux, de moins bien… Mais ç’a été vraiment dur. Descente finale av. de la République (> 1 km) à faire à fond… Je vois 36’24” sur ma montre au km 9… et donc km 10 en 3’39” ! pour essayer de passer sous les 40’… Fin épouvantable, totalement en vrac… mais bilan : heureux !
> Garmin
L’Équipe
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9.4 – 10 km L’Équipe 2014
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S8.2b – AS10 5 x 2000 (récit Dream Team 3 @runners.fr)
Récit publié sur la page Dream Team @ runners.fr
Bonsoir la DT,
Je reviens tout juste d’une petite sortie « expérimentale » dont je pense que vous pourriez tirer profit, comme je le fais moi-même. Habitant le XIème arr. j’ai en effet parcouru les 10 km L’Equipe, et dans sa totalité (oui, c’est stupide, mais comme certains donnent leur corps à la science, j’ai décidé de donner le mien à la DT3 – oui, mesdemoiselles, vous avez bien lu). Mon bilan est le suivant : on va bien en ch…
En effet, si le parcours des 10 km de Vincennes est plus que plat, celui-ci est… tout en rondeurs diverses et variées, bosses, creux et faux plats à gogo. Personnellement, ceux qui arriveront à battre leur record perso là-dessus, eh bien… c’est qu’ils auront été bien costauds (et il y en aura !)
Pour ceux que ça intéresse, voici le déroulé des opérations :
Tout d’abord, petite précision, j’ai fait ce parcours sans vouloir me mettre dans le rouge et en 5 x 2000 m (eh oui, n’exagérons rien non plus). Résultat, ça ne s’est pas trop mal passé, mais heureusement que j’ai eu mes 4 pauses de 2 mn, sinon… Et dans 10 jours, je ne les aurais pas ! En tout cas, je n’ai pas refait mes chronos de mercredi sur le quai… il faut pas rêver non plus : 3 x 2000 m sur du plat, ça n’a rien à voir avec 5 x 2000 sur du… bah je vous raconte.
km 0 : on part sur le bd Sébastopol, apparemment à la hauteur de la rue Rambuteau, c’est donc ce que j’ai fait. Evidemment, à 19h, mon parcours s’est révélé un véritable slalom entre les piétons et toute en fine stratégie et anticipation pour essayer de ne jamais m’arrêter aux feux… Bref, un peu casse-…
0 – 2 km : rue de Rivoli, jusqu’à Bastille, c’est plat (avec peut-être un lééééger dénivelé + de 10 cm en arrivant à Bastille). Donc, forcément, on est frais, tout va bien, et on fait les cons en allant trop vite – voire beaucoup trop vite. Avec mon slalom, ça ne risquait pas de m’arriver ce soir.
2 – 3,5 km : rue de Lyon (le long de l’opéra Bastille) puis avenue Daumesnil. Léger faux plat descendant au début (toujours bon à prendre) puis très long plat sur Daumesnil : profitez-en, vous êtes encore frais, les jambes moulinent merveilleusement, c’est le meilleur moment du parcours. Surtout, profitez-en bien ! parce que ça ne va pas durer.
3,5 – 4,5 km : au croisement av. Daumesnil / rue de Charenton, c’est parti, on change de braquet : ça grimpe ! Et quand je dis, ça grimpe, c’est que ça… grimpe ! OK, on n’est pas en montagne, mais quand même… Et donc ? Et donc, rien ne va plus : au bout de 100 m, toutes les belles sensations s’en volent ! les jambes s’alourdissent, le souffle se fait… sonore ! Eh oui, on a mangé notre pain blanc, on entre dans le dur… déjà ! Et ça se termine place Felix Eboué, au km 5. Personnellement, c’est là que j’ai fait ma 2ème récup de 2 mn et ça tombait très bien ! (tiens, je viens de m’apercevoir que je me suis planté tout à l’heure, j’ai fait une portion de 2,5 km au lieu de 2 km… comme si j’avais besoin de ça)
4,5 – 5 km : ça descend ! C’est la fameuse descente (vers la porte Dorée) que tous les semi-marathoniens et marathoniens de Paris connaissent bien puisque ces deux parcours y passent systématiquement. Une vraie descente, aussi vraie que l’est la montée précédemment. Vu l’état de vos jambes à ce moment-là, ça m’étonnerait que vous repreniez un gros paquet de temps – à mon avis, profitez-en plutôt pour reprendre un peu de souffle et de moral, ce sera déjà pas mal.
5 – 6,5 : un sale faux plat montant qui vous ramènent sur le cours de Vincennes. Ça a l’air plat au début et, insensiblement, ça s’incline et on le sent dans les jambes… Après la descente, le moral en prend à nouveau un coup. Ne craquez pas ! il en reste encore derrière !…
6,5 – 7,5 : cours de Vincennes et place de la Nation : c’est plat, mais comme souvent il y a du vent ! On sent la fin approcher, mais on est déjà dans un mauvais état, c’est le moment-charnière de la course. Est-ce qu’il reste des forces pour finir sans faiblesse, ou bien sommes-nous déjà tellement dans le dur que l’on va lâcher les secondes, voire les minutes dans les derniers km ?… A mon avis, tout dépendra de ce qu’on a fait sur les 5 1er km… si on fait le margoulin ou pas…
7,5 – 9 km : longue suite de plats et de faux plats montants sur l’av. Philippe Auguste / bd de Ménilmontant jusqu’au métro Père Lachaise. A nouveau, un bien mauvais moment à passer (le dernier !). On est dans le rouge depuis pas mal de km et à nouveau il faut faire face à quelques faux plats bien traitres où soit on lâche des secondes, soit on lâche beaucoup de forces – au choix ! Et le souffle, mon dieu ! le souffle…
9 – 10 km : la grande originalité du parcours : une sacrée descente pour finir ! tout le long de l’av. de la République. Et une vraie descente, qui s’adoucit sur la fin, après le croisement avec l’av. Richard Lenoir. Personnellement, je n’ai failli pas la faire ce soir (j’avais ma dose avec mes 4 x 2000 m), et puis finalement j’ai voulu voir ce que ça donnerait si je me laissais aller, sans forcer… Eh bien, grâce à cette descente, on retrouve sa meilleure allure (celle du début, quand on se croit encore invincible), et le souffle se fait plus discret, les jambes font moins mal… Enfin, façon de voir les choses.
Bilan : 10 km, c’est long, long, très long. Et ce n’est pas 4 x 1500 ou 3 x 2000 avec arrêts au stand… C’est en un coup, en une seule bouchée ! Et c’est dur… Donc je n’ai qu’un conseil à vous donner, et que je me répète à moi-même : ne faites pas les couillons, attendez d’avoir passé la place Felix Eboué (km 5) pour faire le zozo, car c’est seulement à ce moment-là que vous saurez ce que vous valez, d’autant que la 2ème partie est globalement plus difficile que la 1ère. Enfin, moi je dis ça… je dis rien ! En tout cas, je me le conseille à moi tout seul ! Moralité : soyez prudents, soyez prudents, et sur la fin on va tous les moucher les petits rigolos ! Pffff…
Allez, bonne fin de prépa à tous, un très bon week-end ! et à mercredi !
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S8.2 – AS10 5 x 2000 m
AS10 5 x 2000 m. J’avais normalement prévu un footing… mais c’est mon seul jour pour faire cette petite folie : le parcours des 10 km L’Equipe dans sa totalité. [#1] Bd Sébastopol (départ officiel) -> Bastille, ALm 4’05”/km, slalom entre les piétons… mais une bonne allure pas trop rapide [#2] -> place Félix Eboué (2,5 km au lieu de 2 km), ALm 4’01”/km, la meilleure partie, très plate, puis… dur dur la montée [#3] -> cours de Vincennes, ALm 4’03”/km, fpm à la hauteur de Trousseau qui fait mal [#4] -> Père Lachaise, ALm 4’02”/km, longue suite de plats/faux plats montants assez pénibles, qui cassent le rythme [#5] descente av. de la République, ai hésité à la faire et puis… finalement, ALm 4’02”/km, descente agréable, même sans jambes… Bilan : ALm toutes > 4’00”/km, mais il ne fallait pas rêver, ce n’était pas du tout les conditions de course. Chrono calculé : 40’32”, ce qui est finalement pas si mal sur un tel parcours (où j’ai été 2 fois autour de 41’), et comparable au 40’32” de Vincennes il y a 6 mois, alors que le parcours est nettement plus facile. Bref, sans doute du progrès dans l’air. Mais passer sous les 40’ va être tout de même TRÈS compliqué sur ce genre de parcours.
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S4.2 – 10 km L’Équipe
10 km L’Équipe. Chrono 41’02” (+ 5”/2012). Ma 1ère contre-performance depuis que je cours ! Pas en forme + entorse légère genou droit hier au rugby… Du coup, échauffement en boitant – ça commençait mal… Départ, je laisse la meute me dépasser (obj. 4’/km). Jusqu’au km 3, foulée correcte, sans + (3’59”, 4’01”, 3’58”). Long faux plat montant vers Nation usant (vent) (4’06” et 4’09” s/km 4 & 5). Cours de Vincennes, je ne parviens pas à réaccélerer (4’06” s/km 6), ni dans la descente vers Porte Dorée (4’ s/km 7). 600 m de montée place F. Eboué sont fatals : 4’16” s/km 8, impossible d’aller plus vite. 2 derniers km à 3’59” et 3’56”, mais c’est trop tard pour reprendre ce que j’ai perdu… [La mn perdue n’est pas visible par Garmin] Raisons de ce mauvais chrono ? 1) mauvaise préparation – surentraînement ? (5 s./sem s/2 sem.), même si je n’ai couru qu’une fois cette semaine 2) fatigue générale : mauvaises nuits + surtout match rugby hier qui m’a entamé plus que prévu 3) + 2 kg pris récemment 4) aucun gainage/PPG/PPS.
> Garmin -
10 km L’Équipe 2012 (récit)
Récit publié sur CCAP le 24/06/12 :
Ce matin, 10 km « L’Équipe », dans mon quartier… c’est-à-dire dans le 11ème arrondissement de Paris. Pratique de partir de chez soi en footing pour se rendre au départ. La météo est pourrie, comme depuis des semaines sur notre chère capitale. De la pluie est prévue. Pour l’instant, ciel couvert, mais pas d’eau.
9h20 : rendez-vous avec mon cher ami Philippe CAPiste récent comme moi. Personnellement, j’ai découvert la CAP à la faveur d’une opération des ligaments croisés du genou, il y a 3 ans. 1 an après l’opération, envie de refaire du sport (je faisais du rugby, d’où les ligaments…), alors je me suis mis à courir. N’importe comment et avec n’importe quoi aux pieds – des chaussures Adidas qu’on m’avait données. J’ai passé une année à faire des sorties « débiles » : je partais vite, continuais vite, et rentrais chez moi après 15 ou 20 bornes, crevé, lessivé… mais content de moi ! Du coup, je sortais 2 fois par semaine et ça me suffisait comme ça. Au milieu de ça, quelques rares footings (j’avais l’impression de me traîner et que ça ne servait à rien – quelle bêtise !!!). Bref, tout faux. Et puis j’ai rencontré un jour un coach qui m’a « recadré » pendant 1h30 : on a peu couru, il m’a dit que ma foulée était nulle (il me l’a dit plus gentiment), m’a conseillé tout un tas de choses que j’ai enregistrés (et qui sont naturellement partout expliquées sur ce merveilleux site conseils-courseapied.com). Résultat, je me suis acheté des chaussures dignes de ce nom (Mizuno Rider, un must pour moi, au lieu de mes Adidas de m… qui ont eu raison un jour d’un de mes ongles et qui me gratifiaient de magnifiques ampoules au bout d’une heure). Et puis je me suis appliqué à suivre un entraînement tout aussi digne de ce nom sur conseils-courseapied.com, 3 séances par semaine (crevant au début). Et puis je me suis acheté une jolie montre (Garmin, la 110, je crois). Et ma vie de CAPiste a changé du tout au tout… C’était il y a moins d’un an, à l’automne dernier.
Depuis, 20 km de Paris en 1h29 (mais j’avais commencé à m’entraîner « sérieusement » depuis 3 semaines), puis surtout le Semi-marathon de Paris en 1h33 et le Marathon de Paris en 3h34. Il me restait à me confronter à un 10 km. C’est chose faite.
Donc, après cette petite digression/présentation, me voilà en train de tournicoter autour de la colonne de la Bastille, en vidant gorgée après gorgée ma petite bouteille d’eau. Pas de iPhone, pas de gourde, pas de gel, quel plaisir de ne pas partir en excursion !
Que de monde au départ, il paraît qu’on est près de 10000 ! Je rejoins mon sas (- de 45 mn), un « chauffeur de salle » est à donf, perché sur son petit échafaudage. Il court (sur place), saute, balance les bras… dans la foule, certains l’imitent. Je n’aime pas beaucoup cette agitation à 10 mn du départ. Je m’étire dans mon coin, doucement, regarde les chaussures des uns, les lunettes des autres, quleques looks recherchés, admire les cheveux gris de quelques vétérans, et puis les rares femmes présentes… Je m’occupe, j’ai hâte, je me sens tout petit, tout nul au milieu de tous ces coureurs super équipés qui ont l’air d’être des pros… Ça me rappelle le rugby où je tremblais en sortant des vestiaires en voyant le gabarit de l’équipe adverse. Je me disais « mais qu’est-ce que je fous là ??? ». Là, pareil, qu’est-ce que je fous là ?
10h00 : c’est parti, ma Garmin recherche encore un peu son satellite (bizarre, cette façon de se perdre 1 mn avant le départ) et bip ! je démarre. Je connais le parcours par cœur, je suis un local, j’ai répété mes gammes depuis 3 semaines, par petits bouts. J’ai bien fait car j’ai vu que je visais une allure d’enfer et que j’étais incapable de la tenir. Je me suis fait des 4’05″/km, des 3’52 », etc. du grand délire ! car ma FC n’a pas suivi du tout et je me suis retrouvé à bout de souffle après chaque 2000 m que je faisais à cette allure. Bref, l’objectif est d’y aller molo molo, histoire de finir autrement que sur les rotules – et surtout de finir ! Vu que je n’ai jamais fait de 10 km, je me méfie ! (de moi-même)
Donc je pars… tout le monde démarre tranquille, on est absorbé par le rythme général, on se fait sa place (du monde !), on adopte une bonne foulée, on se tient droit, on balance bien les bras, et… j’essaie aussi de « sentir » un peu mes nouvelles chaussures (Mizuno ! encore et toujours, mais des ‘Précision’ cette fois, parce que c’est plus léger et que j’en avais envie – sauf que je les ai achetées hier et que je ne les ai pas encore testées – ne jamais faire ça !!! – mais bon, pour 10 km, je ne risque rien…).
On tourne place de la République, je regarde ma montrer : ouch ! 4’04″… Aïe, parti vite quand même, c’est pas boooon… mais comment faire ? tout le monde court à cette allure, je me sens bien, la FC est bonne, le souffle est discret… on verra plus tard.
L’avenue de la République commence, jolie montée d’1,5 km, en pente douce, mais ça monte quand même ! Je sais qu’à cet endroit je dois être à 4’15 » minimum pour ne pas arriver essoufflé là-haut, au Père Lachaise (je l’ai bien vu à l’entraînement). Résultat, je continue à la même allure… 4’10″/km… Hum… Mais puisque je ne force pas… Au croisement de l’av. Parmentier, je vois ma femme et l’un de mes fils, je tape dans les mains, j’ai la patate, ça ne fait que quelques minutes que je cours…
En haut de l’avenue, au Père Lachaise (km 3), finalement tout va bien, pas trop essoufflé (étrange, à l’entraînement j’étais dans un autre état). On arrive sur du plat, légèrement descendant (bd de Ménilmontant, av. Philippe Auguste). Je me dis que je vais me refaire une santé, mais bon, non, je le sens bien, tant pis, je me mets sur le terre-plein central parce qu’il y a décidément trop de monde et j’ai autre chose à faire que du slalom… Du coup, 4’01″/km.
On arrive place de la Nation, je commence à me dire que ce serait bien qu’on arrive… Mouais, je n’ai couru que 4,5 km… Seulement ? Là, je me dis : il va falloir tenir, je n’ai pas fait la moitié.
Place de la Nation, gros vent de face, aïe, j’ai horreur, impression sérieuse que ça ralentit… Le doute s’installe.
Tiens, km 5, un ravitaillement (je ne savais pas qu’il y avait un ravitaillement pour un 10 km). Je me dis que je boirais bien une petite gorgée ou deux, je saisis au vol une petite bouteille, je m’arrose, je bois mes deux gorgées (pas facile à cette allure) et balance la bouteille encore à moitié remplie dans la poubelle (panier à 3 points, pour une fois). Du beau gâchis, tout de même.
Sur le cours de Vincennes, on a l’avantage (façon de parler) de croiser ceux qui sont devant car il y a un demi-tour un peu plus loin. Je les regarde, je m’attends à voir des pros voler dans les airs, j’observe surtout des types pas plus frais que moi qui commencent à se « tasser ». Ça ne me rassure pas.
Je fais mon 1/2 tour et je me dis qu’il en reste encore plus de 4 (des km) et que ça ne va pas être simple si je veux garder mon allure (4’10 » au km 5 puis 3’59 » au km 6).
On descend le boulevard Diderot, cool, je vais me « refaire » (je ne pense qu’à ça). Sauf qu’en même temps, un idée vient parasiter cette belle résolution : et si j’accélérais ? Après tout, l’arrivée n’est pas loin… plus que 3-4 km, je vais forcément tenir le coup (à côté d’un marathon, ce genre de course, c’est du pipi de chat – qu’on se dit dans ces cas-là). Bingo, je profite de la descente pour me refaire une belle foulée et accélérer un peu l’allure. Résultat : 4’03″/km au km 7.
Sauf que là, ça va quand même se compliquer : on tourne rue de Reuilly (oh que je connais bien, je dois y passer 2 ou 3 fois par semaine, mais en descente !), et là… ça monte ! Aïe, quelle saloperie cette rue de Reuilly (déjà faite au Semi et au Marathon de Paris). Finalement, je me dis, tant pis, c’est la dernière côte, je suis presque arrivé, je la monte au train, allez, on balance les bras, je ne vais pas me laisser faire ! Résultat : 4’09″/km sur le km 8.
Arrivé au bout de la rue, place Félix Eboué, je me dis que… ouh la… le souffle, c’est bof, et les jambes, c’est bof bof. Ce serait bien qu’on arrive.
Mais il reste 2 km, et à ce rythme, je commence à douter sérieusement de mes capacités. On tourne rue de Charenton, je me dis qu’on arrive dans pas longtemps… je maintiens l’allure. Au pire je déclinerai un peu à la toute fin et je finirai dans un sale état, mais je ne vais quand même pas me ramollir si près du but… Résultat sur le km 9 : 3’47″…
Et là, on se dit que sur le panneau, là-bas, au loin, ça doit être écrit « 10 km ». Sauf qu’entre le 8ème et le 10ème, il y a le 9ème. Pas de bol.
Et le 9ème, apparemment compte double.
Je suis sur l’avenue Daumesnil, autour de moi, ça tire la langue. Tandis que moi, je… tire beaucoup beaucoup la langue. Ah c’est ce truc blanc, là-bas, l’arrivée ? Merde, c’est loin, loin, très loin. On la voit de loin cette p… d’arrivée.
A vrai dire, cette longue ligne droite d’1,5 km est une HORREUR !!! Je crache mes poumons, j’ai les jambes en coton, et plus j’avance, plus j’en bave !… Voilà que j’ai carrément envie de vomir ! Voilà que j’ai du mal à fixer l’horizon, ma tête tangue !… Ouille ouille… Je me demande même si je cours toujours… on dirait que je cavale sur place dans une salle de gym…
De 100 mètres en 100 mètres, ça se rapproche vaguement, et toujours cette nausée… et puis… ben tant pis, soyons trivial, j’ai même la fin du système digestif qui n’a plus l’air de contrôler grand chose… Je me retiens !
Et puis, finalement, au bout d’une heure de combat avec moi-même, je franchis la ligne ! Dans un sacré mauvais état… Jamais ressenti autant de fatigue, même lors d’une séance de VMA un peu costaud… Là, c’est… psssssschiiiiiiit…
Je verrai en rentrant que j’ai tenu ce dernier km en 3’56″… En fait, je fonçais pour en finir, sans m’en rendre compte…
Résultat final : 40’57 » (54″ me dit ma montre, je la crois, c’est l’électronique de la course qui délire… 😉
Eh bien, je confirme, un 10 km, c’est violent. La fin est terrible. Je voulais me la jouer un peu cool, et puis finalement, on se laisse entraîner…
Mais, au final, c’est du bon, forcément. On se dit que c’est une très bonne expérience, que ça permet d’atteindre une allure qu’on ne soupçonnait pas, qu’on arrive à tenir un bon moment quand même – utile pour le semi où j’ai tourné à 4’22 » de moyenne. Peut-être que je pourrai descendre la prochaine fois un petit peu en dessous des 4’20″…
Evidemment, je pense à la prochaine fois : essayer de descendre sous les 40 mn… Mais je sens que la minute en moins va être très, très compliquée… Une minute sur un 10 km, c’est du lourd, et il me faudra peut-être plus d’un an pour y arriver. Et puis, à 40 ans, il faut rester raisonnable…
Bonne(s) course(s) à tous !!!